Communiqué de presse – Prix Méditerranée 2021

 

Boualem Sansal et Alessio Forgione

 

Prix Méditerranée 2021

 

Aurélien Manya, Michel Canesi & Jamil Rahmani

reçoivent la mention spéciale du jury

 

L’écrivain algérien francophone Boualem Sansal (Abraham ou la cinquième Alliance, Gallimard) et le romancier italien Alessio Forgione (Napoli mon amour, Denoël) ont reçu le prix Méditerranée 2021. 

Abraham ou La cinquième Alliance est le neuvième roman de Boualem Sansal. 

En 1916, alors que le premier conflit mondial s’étend au Moyen-Orient, Terah, un vieux patriarche chaldéen, ayant compris que son fils Abram est la réincarnation d’Abraham, le charge de conduire la tribu vers la Terre promise, comme jadis son ancêtre de la Genèse. 

En ces temps de retour angoissé aux questionnements religieux, Boualem Sansal est de ces écrivains qui accompagnent les élans spirituels et illustrent leurs dérives. En actualisant l’histoire ancienne de la Genèse dans le but d’éclairer nos temps obscurs, il nous offre ici une parabole sur la puissance et les faiblesses de la pensée religieuse. 

Boualem Sansal est né en 1949 en Algérie, à Theniet El Had, petit village des monts de l’Ouarsenis, il a une formation d’ingénieur et un doctorat en économie. Enseignant, puis consultant, chef d’entreprise et enfin haut fonctionnaire au ministère de l’Industrie algérien, il est limogé en 2003 pour ses prises de positions critiques contre le pouvoir en place et plus particulièrement contre l’arabisation de l’enseignement. 

Boualem Sansal publie son premier roman « Le Serment des barbares » en 1999 ; il reçoit le Prix du premier roman et le Prix des Tropiques. Boualem Sansal est lauréat du Grand Prix RTL-Lire 2008 pour son roman Le Village de l’Allemand ou le Journal des frères Schiller. En 2011, il reçoit le prestigieux Friedenspreis des Deutschen Buchhandels (Prix de la paix des libraires allemands). 

L’Italien Alessio Forgione a reçu, pour sa part, le prix Méditerranée dans la catégorie roman étranger pour Napoli mon amour, traduit de l’italien par Lise Caillat. Alessio Forgione raconte avec une langue enlevée, tissée de tendresse et d’humour, les déambulations d’un jeune homme en proie aux affres de sa génération, dans un Naples inattendu et électrisant. Ce roman d’une intensité et d’une poésie renversantes entremêle avec grâce pauvreté et tendresse, désespoir et enchantement. 

Le jury du Prix Méditerranée a attribué cette année deux mentions spéciales, la première au roman d’Aurélien Manya (Trois coeurs battant la nuit, L’Arpenteur) et la seconde à celui de Michel Canesi & Jamil Rahmani (Ultime preuve d’amour, Anne-Carriere). 

En parallèle, Yves Roman a été récompensé par le Prix Méditerranée essai pour Cicéron paru chez Fayard et Gabriel Zimmerman a par le Prix Méditerranée poésie pour son recueil Lapidaires publié chez Tarabuste. 

Le Prix Méditerranée Roussillon distingue les Facéties et paysages contés en Pyrénées-Orientales de Caroline Chemarin (Les Presses littéraires) et le roman d’Eric Dupuis, Apaches (Les Presses du Midi). 

Enfin dans la catégorie Spiritualités d’aujourd’hui, deux essais sont distingués ; A Marie d’Anne Lecu, (Cerf) et Giordano Bruno, un génie martyr de l’Inquisition de Jacques Arnould (Albin Michel). 

Ces récompenses littéraires sont parrainées par la Ville de Perpignan, le Conseil départemental des Pyrénées-Orientales et la région Occitanie. 

Fondé en 1985 à Perpignan par le Centre méditerranéen de littérature, le prix Méditerranée « a pour ambition de valoriser l’espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset, et de reconstruire le récit épique des diversités fondatrices de son identité ». 

 

 

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