Argelès-sur-Mer et ailleurs : les mobilités, biens communs

La France Insoumise exprime sa satisfaction quant à la décision du tribunal administratif de Montpellier de confirmer l’annulation de la délégation de service public conclue en février 2023 entre la commune d’Argelès-sur-Mer et une filiale du groupe Keolis, Pagès, concernant les transports de la commune (bus scolaires, navettes urbaines, petits trains touristiques, mobilités douces).

Au-delà des questions de compétences et de procédures soulevées par le tribunal, cette décision permet d’aborder sur le fond la question des mobilités, tant urbaines que rurales. L’expression « délégation de service public » est trompeuse, voire franchement « orwellienne ». En effet, les mots utilisés correspondent à une réalité concrète diamétralement opposée. La délégation de service public équivaut en fait à une privatisation en bonne et due forme.

Les mobilités constituent un enjeu fondamental de nos sociétés contemporaines. Elles induisent des droits et des libertés les plus élémentaires, quelles que soient les raisons du déplacement, que ces raisons soient liées au travail, à l’agrément, à la famille etc. A ce titre, les mobilités sont des biens communs qui doivent relever d’une gestion publique s’appuyant sur les principes des missions afférentes à un service public digne de ce nom : égalité d’accès, continuité territoriale, péréquation tarifaire, monopole public etc.

L’exemple d’Argelès-sur-Mer permet de rappeler opportunément l’exigence des mobilités qui doivent prévaloir sur l’ensemble du territoire national.

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