Communiqué de Presse – La Ville met en place le dispositif ANGELA sur Nîmes pour lutter contre le harcèlement de rue

Communiqué de Presse

 

 

La Ville met en place le dispositif ANGELA

sur Nîmes pour lutter contre le harcèlement de rue

 

Depuis la loi du 3 août 2018, le harcèlement de rue est réprimé par l’outrage sexiste et par une amende pouvant aller jusqu’à 3 000 euros en cas de récidive. Pourtant 55% des femmes disent avoir déjà été victimes d’injures dans la rue ou les transports en commun et 1 sur 5 d’injures sexistes*en 2020. Face à ce constat accablant, la Ville de Nîmes, en partenariat avec les services de l’État, met en place sur son territoire le dispositif ANGELA, lancé par la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, dans le cadre de la loi du 3 août 2018 pour lutter contre le harcèlement de rue.

 

Créer un réseau de lieux sûrs sur le territoire nîmois

L’objectif de ce dispositif est de permettre à une personne qui se sent harcelée ou importunée dans l’espace public de se rendre dans un établissement « refuge » et demander « où est Angela ? ». Le commerçant désigne alors une zone de repli d’urgence à l’abri des regards (réserves, bureaux…) afin d’isoler la victime et appeler un membre de sa famille, un taxi ou les forces de l’ordre selon la gravité des faits.

 

Des commerçants nîmois mobilisés

« De nombreux témoignages ou alertes de femmes agressées dans la rue ou ne se sentant pas en sécurité dans l’espace public nous remontent encore trop souvent du terrain. Je suis ravie de l’adhésion immédiate au dispositif Angela dont ont fait preuve les commerces nîmois. Plus de 90 commerçants se sont manifestés 24 heures après la réception de notre emailing de sollicitation » explique Mylène Mouton, conseillère déléguée au Droit des femmes, à l’Egalité, à la lutte contre les discriminations et à l’Aide aux Victimes de Nîmes.

 

Boutiques de prêt-à-porter, agences immobilières, épiceries, restaurants, cavistes, animaleries, boutiques de décoration… plus de 150 commerces nîmois ont répondu présent à l’appel de la Ville. 40 d’entre eux ont d’ores et déjà suivi la première formation dédiée, animée par le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (C.I.D.F.F.) du Gard. Les autres commerçants pourront participer aux prochaines séances programmées les 10, 17 et 23 mars.

Un autocollant « #OUESTANGELA » est remis à chaque commerçant pour apposer ce document à l’entrée de son établissement. Ce sticker est accompagné d’un flyer/mémo de la conduite à suivre en cas de sollicitation d’usager.

 

Une campagne créée par la Ville

Si l’initiative « Ask for Angela » est née au Royaume-Uni en 2016, la Ville a dû créer et prendre en charge la campagne de communication du dispositif et sa mise en œuvre auprès des établissements commerciaux nîmois.

 

Une brique dédiée sur l’application de la Ville

La Ville a créé une brique « Angela » sur son application mobile de services aux usagers « Nîmes ». Mise en ligne d’ici la fin de la semaine, elle sera amenée à être enrichie afin de répondre aux attentes des nîmois. Cette nouvelle fonctionnalité permet aux usagers de localiser les commerces participants à l’opération.

Cette brique vient compléter les différents services proposés : actualités de la ville, démarches en ligne, identification des commerces, menus de la cantine, signalement de dysfonctionnement sur l’espace public, stationnement…

Pour rappel l’application « Nîmes » est téléchargeable sur tous les stores Android et Apple :

via Google play

https://play.google.com/store/apps/details?id=com.lumiplan.nimes

via Appstore

https://itunes.apple.com/fr/app/nimes/id1452576503?mt=8

 

Un dispositif intégré à la politique de prévention de la Ville

Issue d’un travail conjoint entre les différents acteurs de la prévention, notamment la Préfecture du Gard, cette opération s’inscrit dans la politique de sécurité de la Ville investie par Jean-Paul Fournier :

– création d’une délégation municipale, au droit des femmes, à l’égalité, à la lutte contre les discriminations et à l’aide aux victimes

– création et diffusion d’une grande campagne d’information «STOP aux violences familiales»

– demande d’aides supplémentaires pour la lutte contre les violences faites aux femmes auprès de la ministre déléguée, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances :

o subventions pour les associations œuvrant dans ce secteur,

o capacités d’hébergement d’urgence pour les victimes de violences,

o candidature en tant que circonscription test dans la dotation de bracelet anti-rapprochement.

 

A propos de :

Partenaire de la Ville, l’association Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) du GARD, agrée par l’Etat, se charge d’organiser des sessions de formation-sensibilisation aux commerçants adhérents volontaires au dispositif ANGELA.

L’association a pour mission de favoriser l’autonomie sociale, professionnelle et personnelle des femmes, de faire évoluer leur place dans la société et contribuer à développer l’égalité entre les femmes et les hommes,

 

 

*Source : enquête du Haut Conseil à l’Egalité

 

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