Menu
trib trib
L'occitanie au quotidien | Journal d'information régionale de l'Occitanie

Recevez les infos de l'Occitanie au quotidien...Inscrivez-vous






Publicité

Galerie
Pizza Martine 2
Toulouse
terrassecapitole
Toulouse Diversité
toulouse-ville000
Toulouse
Toulouse2
Pizza Martine 1
flyer_petition_TGV - Toulouse
Gaarden Toulouse

Actu, Expo, Inauguration Toulouse

Publicité

Toulouse l L'eau dans le bassin Adour-Garonne: 50 ans d'actions


L’agence de l‘eau Adour-Garonne a présenté le 18 octobre à Toulouse le bilan de 5 décennies d’actions pour l’eau dans le bassin Adour-Garonne. Des progrès remarquables ont été effectués, mais des défis restent relever …


©Agence de l’eau Adour Garonne
©Agence de l’eau Adour Garonne
La qualité de l’eau dans les rivières du Sud-Ouest est de mieux en mieux connue, grâce à une croissance exponentielle du nombre de mesures rassemblées par l’agence de l’eau Adour-Garonne. Elles permettent aujourd’hui de mesurer le chemin parcouru depuis un demi-siècle, les progrès accomplis et les défis à relever.

Contexte : un territoire en mutation
Depuis 50 ans, la population du bassin Adour-Garonne a augmenté de 35%, soit quelque 40.000 nouveaux habitants par an, principalement dans les grandes agglomérations (Bordeaux, Toulouse). Cependant, la consommation d’eau potable est restée stable sur le bassin grâce, notamment, à des économies d’eau. Parallèlement, les pratiques agricoles ont évolué. Le tissu industriel s’est, lui, restructuré.
Depuis les années 70, l’agence de l’eau acquiert des connaissances sur la qualité des rivières. Elles sont au service d’une politique visant l’amélioration de cette qualité.

Sur les dernières 50 années, la qualité des rivières s’améliore
Les importants investissements des maîtres d’ouvrages et de l’agence de l’eau Adour-Garonne ont eu un impact remarquable sur l’état des rivières, soumises dans le passé à des rejets industriels et domestiques importants. Sur les stations de mesures « historiques », suivies depuis les années 70, sur ces paramètres des pollutions ponctuelles (phosphore, ammonium, pollutions organiques), les objectifs de qualité sont atteints : plus de 90% d’entre elles en témoignent. Ainsi :
- Les contaminations par le phosphore et l’ammonium ont respectivement baissé de 70% et 90% depuis 1970 :
- La contamination par les rejets en matières organiques a baissé de 55% :
- Les organismes aquatiques profitent de cette amélioration, ainsi qu’en témoignent de nombreuses rivières telles que l’Adour, où la qualité biologique a progressé parallèlement au déploiement des stations d’épuration.
- Les pollutions lourdes liées aux industries, notamment chimiques ou papetières, ont régressé de manière spectaculaire. Un exemple significatif : Le cadmium déversé sur 350 km, de l’Aveyron au littoral charentais, a fait l’objet d’un plan d’action massif qui a réduit ses flux de 90% depuis les années 80.

Sur les rivières historiquement suivies, la plupart des points noirs de pollution ont été résorbés, la faune et la flore semblent reconquérir les milieux autrefois impactés.

Qualité et quantité sont étroitement liées :
La quantité d’eau disponible dans le cours d’eau permet de diluer les pollutions et d’assurer le maintien de la biodiversité aquatique. Qu’en est-il des quantités d’eau disponibles ?

Ces 30 dernières années, l’agence de l’eau Adour-Garonne a financé près de 180 M€ d’aide pour augmenter la capacité de mobilisation de la ressource en eau.
510 millions de m3 sont désormais disponibles (contre 72 millions de m3 en 1975) pour soutenir les étiages (augmenter le débit des cours d’eau) et compenser les prélèvements pour l’eau potable, l’agriculture et l’industrie. Cette capacité atteint même 800 millions de m3 avec les retenues collinaires.

Les grands cours d’eau étant désormais « soutenus », les rivières d’Adour-Garonne connaissent, pour le moment, moins d’assecs qu’autrefois.
Si les stocks permettent de maintenir les débits nécessaires aux usages de la rivière et à la préservation de la vie aquatique, la situation n’est pas identique dans tout le Sud-Ouest : La gestion quantitative de l’eau est mieux maîtrisée en amont du bassin Adour-Garonne (amont de la Charente et du Tarn, Dordogne, Lot, Système Neste d’alimentation de la Gascogne) qu’à son aval (Garonne, Adour, aval Charente et Tarn, Seudre, Boutonne, Aveyron).

 

©Agence de l’eau Adour Garonne
©Agence de l’eau Adour Garonne
Des progrès et encore des défis à relever :
La recherche de l’équilibre entre la disponibilité et les différents usages de l’eau
L’enjeu porte sur de multiples leviers : l’avenir exige d’être collectif dans la gouvernance, plus efficient, d’économiser l’eau, de mobiliser les réserves en eau existantes et de créer de nouveaux stockages là où c’est nécessaire et possible.

Le « Cadre de plan d’action pour un retour à l’équilibre quantitatif », approuvé début 2017 par le Comité de Bassin vise à renforcer les actions dans ce sens. Le déficit quantitatif, confronté aux effets du changement climatique, nécessite des décisions d’adaptation courageuses pour assurer les usages et la vie des milieux aquatiques. C’est l’objectif du Plan d’Adaptation au Changement Climatique en cours d’élaboration.

Objectif : 69% des masses d’eau en bon état en 2021 Le bilan témoigne des progrès accomplis mais aussi des défis qui restent à relever pour atteindre 69% des masses d’eau en bon état en 2021. Cet objectif a été entériné en 2015 par le Comité de Bassin et inscrit dans le Sdage 2016-2021 (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux).

2000 stations de mesure sont suivies aujourd’hui en rivières : au-delà des pollutions ponctuelles, désormais résolues, elles témoignent des nouveaux enjeux liés aux pollutions diffuses, mesurées sur de nouveaux paramètres, et avec moins de recul : nitrates, phytosanitaires…

Les efforts devront notamment porter sur les systèmes d’assainissement, qui nécessitent des efforts constants de modernisation, et la réduction des produits phytosanitaires (pesticides, insecticides, …) qui ont une empreinte encore marquée sur le territoire. Des expériences encourageantes ont été accompagnées par les agences de l’eau, expériences qui vont devoir s’étendre et se généraliser.

 

L’agence de l’eau Adour-Garonne

Toulouse l L'eau dans le bassin Adour-Garonne: 50 ans d'actions
L’agence de l’eau Adour-Garonne est un établissement public chargé de mettre en œuvre les orientations de la politique publique de l’eau sur le territoire du bassin hydrographique qui couvre 1/5ème du territoire national, le grand Sud-Ouest. La mission essentielle de l’Agence vise à préserver et à gérer au mieux les ressources en eau des bassins de l’Adour, de la Garonne, de la Dordogne, de la Charente, du Lot, de Tarn-Aveyron et du Littoral. Le bassin Adour-Garonne offre une grande diversité de richesses naturelles : deux châteaux d’eau naturels, les Pyrénées et le Massif central, 120 000 km de cours d’eau, des ressources souterraines importantes et une frange littorale de 420 km. L’agence de l’eau Adour-Garonne, dont le siège est à Toulouse, emploie 260 collaborateurs au siège et dans ses cinq sites territoriaux : Pau, Bordeaux, Brive, Rodez, et Toulouse.






Dans la même rubrique :
< >

Actualité | Culture & Loisirs


my-meteo.com Toulouse

    Aucun événement à cette date.

L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30          


Publicité



Suivez-nous