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Thau Agglo - Conservatoire à Rayonnement Intercommunal de Sète et du bassin de Thau



© CABT
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PROJET PEDAGOGIQUE
 
La situation géographique de l’agglomération du bassin Thau, sa lumière si particulière, la diversité de ses paysages, son mélange de populations en font un territoire privilégié où se développe une vie culturelle intense.
 
Sète, sa ville-centre, est déjà dotée d’équipements de grande qualité couvrant tous les domaines de la vie culturelle : médiathèques, Musée Paul Valéry, Espace Georges Brassens, musée de la Mer, MIAM et CRAC (Centre Régional d’Art Contemporain), sans compter les nombreux festivals qui se déroulent chaque année au Théâtre de la Mer. Sur le territoire, d’autres manifestations viennent enrichir l’offre culturelle à l’image du FIRN (Festival International du Roman noir) à Frontignan, le Festival de Thau à Mèze…
 
La politique culturelle de l’agglo du bassin de Thau est de venir enrichir cette offre par un maillage du territoire et des croisements d’actions culturelles créant de réels échanges et des opportunités pour bâtir un socle culturel solide et de qualité dans un réseau intelligemment constitué.
 
Dans le cadre de la lecture publique, le réseau des médiathèques Mitterrand et Malraux à Sète, Montaigne à Frontignan, et des bibliothèques de Balaruc-les-Bains et Marseillan, offrent aux usagers de l’ensemble du territoire, un fonds riche en documents et mis à disposition de tous.
 
Grâce à la Scène Nationale, et au-delà de la programmation faite au Théâtre Molière tout au long de la saison d’hiver, des spectacles sont diffusés dans toutes les communes du territoire.
 
Le Jardin antique méditerranéen (JAM) présente un beau travail sur les plantes, lié à la romanité.

Il bénéficie du label : « Jardins Remarquables » qui montre la qualité et le sérieux de ses collections. La démarche du JAM s’inscrit dans une perspective de mise en valeur de l’ensemble du patrimoine naturel du territoire. Cette politique pourra être étendue au patrimoine bâti qui ne manque pas de ressources.

D’autres établissements viennent alimenter le patrimoine culturel de l’agglomération : le Musée de site Villa-Loupian qui abrite un important patrimoine de mosaïques et de vestiges provenant d’une riche villa gallo-romaine et le Musée de l’étang de Thau à Mèze, véritable «musée de société», présentant la pêche et les cultures ostréicoles et mytilicoles, ainsi que l’ensemble des activités liées à l’exploitation de l’étang de Thau.
 

© CABT
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La création d’un véritable réseau de l’enseignement de la musique et de l’art dramatique autour d’un Conservatoire à rayonnement intercommunal a tous les atouts pour compléter de manière forte le maillage du territoire en le dotant d’un pôle culturel fort et de satellites de qualité.
 
Missions générales de l’établissement
 
Les missions fondamentales d’un Conservatoire à rayonnement intercommunal sont l’apprentissage de l’art musical ou théâtral, ainsi que la diffusion de ces derniers. Des objectifs clairement définis s’inscrivent dans la politique culturelle de cet établissement, fixée par l’autorité territoriale.
 
Les initiatives d’ouverture vers un public toujours plus large sont incontournables. Une équipe pédagogique de qualité veille à ce que les étudiants reçoivent un enseignement pertinent. Par réciprocité, il est demandé à ces derniers un travail personnel rigoureux et une assiduité constante.
 
Le Conservatoire, en cohérence avec le Schéma départemental de développement des enseignements artistiques et le plan régional de développement des formations professionnelles, présente deux spécialités : la musique et l’art dramatique.

© CABT
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Les orientations particulières
 
Une mutation très importante s'est déjà opérée lors de l'année scolaire 2016-2017 : le regroupement du Conservatoire de musique et d'art dramatique de Sète avec l'école municipale de musique de Frontignan.

Dans les nouveaux locaux plus appropriés à l'enseignement musical et théâtral du CRI, des projets plus ambitieux s'adressant à la population de l’ensemble du territoire se mettront en place. Ce sera le cas pour le développement de certaines disciplines collectives : chorales, orchestres, ensembles de jazz, ensembles de musiques actuelles ou musiques du monde.
 
Le nouvel établissement communautaire sera source de moyens supplémentaires plus ambitieux pour servir un public toujours plus large sur des objectifs s'intégrant dans un territoire plus vaste.
 
Le CRI, spécialement conçu pour les apprentissages musicaux et théâtraux, sera le centre de nouvelles ressources plus pertinentes : accueil de nouveaux publics, informations, instructions et surtout diffusions plus intenses.

Sur le nouveau territoire pédagogique que représente la nouvelle grande agglo du bassin de Thau, la grande majorité des communes possèdent des salles spécifiques à l'accueil de spectacles. C’est le cas, par exemple, de Mireval avec une structure remarquable, la salle Léo Malet, ou d’autres lieux de ressources précieux pour la réalisation d'ambitieux projets pédagogiques.
 

* Les partenaires structurels du Conservatoire d’agglomération
 
            - L’Éducation Nationale 
 
Trois enseignants spécialisés interviennent dans des crèches, écoles maternelles et écoles primaires de villes de l’agglo. De plus un partenariat commun avec la section locale des Jeunesses Musicales de France permet d’utiliser à des fins pédagogiques un « Instrumentarium Baschet ». Ces démarches pédagogiques s'appuient sur des projets qui touchent près de 1500 élèves. Rajoutés aux 1000 étudiants actuels, ce sont bien près de 2500 enfants, adolescents et adultes qui reçoivent déjà une instruction musicale et théâtrale du CRI.
 
            - La Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau
 
Ce partenariat, sans cesse plus intense depuis près de 20 ans, permet au CRI d'organiser la majorité de ses projets pédagogiques en fonction de la programmation annuelle de la Scène Nationale :
 
            * Conférences sur les œuvres lyriques,
            * conférences - analyses sur les œuvres musicales proposées au public,
            * « préludes du conservatoire » par des étudiants et enseignants de l'établissement,
            * « levers de rideau du conservatoire » même démarche par la classe d'art dramatique,
            * rencontres avec les artistes,
            * classes de Maître,
            * accueil sur un projet pédagogique « d'artiste en résidence »
 
            - Le département de l'Hérault
 
Des travaux sont régulièrement menés autour du schéma départemental de l'enseignement musical.

Un nouveau collectif de rencontre des directeurs des conservatoires classés en Occitanie propose des projets communs sur des objectifs toujours plus ambitieux.

La réalisation d'un diplôme d’études musicales régional (« D.E.M. Régional ») en est le but principal. Les conservatoires participants à cette démarche sont toutes les écoles reconnues par l’Etat de la nouvelle région Occitanie.
 
Les partenariats avec la Scène Nationale, le département de l'Hérault et les établissements classés en Région Occitanie permettent d'avoir une résonance d'informations départementales, régionales et nationales, indispensables à l'évolution de l'établissement dans sa mission et les objectifs qui en découlent.
 
            - Une charte entre les écoles de musique et le CRI

Outre les missions d’enseignement musical, il a été proposé dès la création du Conservatoire à rayonnement intercommunal en 2015, et ce afin de constituer un maillage du territoire permettant un enseignement de qualité et de proximité, de constituer un réseau avec les écoles associatives de musique du territoire.

Les écoles sur le territoire de la CABT susceptibles d'être partenaires et désireuses de s'inscrire dans le projet et la démarche de l'enseignement musical porté par le CRI ont été identifiées, et, afin de formaliser et de cadrer l'engagement réciproque, une charte d'intention et un label « école associée au Conservatoire intercommunal» a été signée le 22 décembre 2016.

Cette charte et ce label illustreront la collaboration active entre le CRI et les écoles de musique, collaboration qui pourra prendre plusieurs formes et vise à garantir aux élèves et aux familles un enseignement de qualité et des perspectives départementales, régionales et nationales pour les élèves dont la pratique musicale serait une vocation.
 
* Les partenariats sociaux
 
Le CRI intervient depuis de très nombreuses années en tout lieu où une prestation musicale ou théâtrale peut enrichir un public moins habitué à faire une démarche de rencontre vers l'établissement : le Centre Hospitalier de Sète et du Bassin de Thau, des maisons de retraite de Sète mais également du Bassin de Thau, des associations caritatives (Secours Populaires, Secours Catholiques...), des associations culturelles locales ou de l’agglo (Lion's club, Rotary, Inner Wheel, Club 41, Ligue des Droits de l'Homme...), des écoles pour des animations ponctuelles (carnavals, projets pédagogiques, fêtes des écoles...).  
 
Tous ces partenaires ponctuels sont autant de sources d'enrichissement et de partages dans l'intérêt du rayonnement de l'établissement et du service rendu à une population toujours plus large.
 
 
Les perspectives
 
* Les fondements
                       
Tant au niveau culturel que social, l'établissement s’investit de manière forte dans sa territorialité avec des réseaux départementaux et régionaux présents.
 
Le rayonnement d'une nouvelle grande région permettra certainement un enrichissement national toujours plus accessible. Ces prochaines années, l'effort doit porter sur un rayonnement renforcé autour de la CABT.
 
Une véritable richesse culturelle existe entre les cités composant cette agglomération. Une nouvelle mission d'enseignement, de création et de diffusion sera très enrichissante pour des usagers toujours plus nombreux dont l'égalité d'accès sera indiscutablement renforcée.

Si la fusion entre l’ancien conservatoire de Sète et l'école de Frontignan est déjà un réel succès, renforcée par la signature d’une charte sur l’enseignement musical par l’intégralité des communes de l’ex Thau agglo, de nouvelles signatures des nouvelles cités de la CABT ne fera que renforcer cette fusion.
 
* Les projets
 
Les prochaines années seront très riches en enseignement sur les missions d'intérêt communautaire d'un établissement d'enseignement artistique. La fusion la plus rapide possible avec toutes les énergies musicales et théâtrales permettra un enrichissement de projets pédagogiques en élargissant « le champ des possibles » sur un territoire plus vaste et un bassin de population plus important.

Des partenariats spécifiques avec toutes les communes de la CABT sont autant de sources d'enrichissements collectifs et de perspectives de partages pédagogiques. Les dossiers de la diffusion et de la création seront exploités sur l'ensemble du territoire.

Le domaine de la diffusion s'enrichira rapidement par l'accroissement des classes de pratiques collectives et cela dans tous les domaines : chorales, ensembles à cordes, orchestre d'harmonie, orchestre symphonique, ensembles de jazz, ensembles de musiques actuelles et musiques du monde, ensemble de percussions...
 
Le partenariat avec la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau sera renforcé grâce à l'exploitation de moyens supplémentaires créée autour de l'établissement d'intérêt communautaire. Les rencontres avec des artistes locaux ou en résidence seront renforcées.
 
Le partenariat avec l'Education Nationale sur l’intégralité du nouveau territoire de la CABT devrait également évoluer de manière significative.
 
La richesse représentée par les structures culturelles du territoire (musées, médiathèques, M.J.C. la Passerelle...) sera également exploitée au travers de conventions ponctuelles.
 
La programmation intense de festivals autour du Bassin de Thau est également une source d'enrichissement pour les populations concernées.
 
Par sa mission d'établissement d'enseignement artistique « Ressources », le nouveau Conservatoire intercommunal pourra servir de relais d'informations mais également de sensibilisation à ces manifestations incontournables.
 
Des rendez-vous, déjà très appréciés, avec Escale à Sète ou le Concours international de Piano Claude Bonneton, pourront s'intensifier.
 
Le nouveau CRI ne fera que renforcer la possibilité de nouvelles passerelles permettant toujours plus d'égalité d'accès à de nouveaux publics. Les collaborations avec les établissements d'enseignement artistique du département et de la région resteront également des outils incontournables de réflexions et de progressions toujours indispensables.
 
Toutes ces démarches d'instruction, de diffusion et de création, s'épanouiront totalement dans ce nouvel établissement conçu et réalisé à l'entrée Est de la Ville de Sète avec un accès facilité à tous les habitants de l'agglomération. Établissement spécialement adapté à l'enseignement de la musique et de l'art dramatique, ce dernier s’intégrera parfaitement avec d'autres structures culturelles dans une nouvelle cité des Arts.

NOTE ARCHITECTURALE
 
Le programme s'inscrit dans un vaste projet culturel de réhabilitation des chais des Moulins situés le long du canal de la Peyrade à l'entrée Nord de la ville de Sète.

A l'issue d'un concours d'architecture, la maîtrise d'œuvre de l'opération été confiée à l'architecte Rudy Ricciotti, grand prix national de l'architecture, qui a notamment réalisé le Mucem de Marseille et le Mémorial de Rivesaltes.

Cet ensemble, divisé en deux parties accolées, constitue un enjeu primordial pour l'agglomération de Thau et la ville puisque sur une surface bâtie d'emprise au sol de 8000m2, il accueillera le Musée International des Arts Modestes, des ateliers d'artistes et le Conservatoire avec son auditorium.

Le présent programme porte sur la partie dévolue au Conservatoire, édifiée dans cinq trames de chai quasiment identiques et sur le traitement des abords pour une surface totale de terrain de 6 273.90 m2.
 
Le parti Architectural : 

On pénètre à l'intérieur de l'enceinte du pôle culturel par la façade nord, un choix qui découle naturellement du schéma directeur général de l'agglomération du bassin de Thau et du projet d’aménagement urbain de l’Entrée Est de Sète. 
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Le maillage structurant de la pointe du secteur Est met l'accent sur la voie Nord à créer qui deviendra un nouveau boulevard urbain ordonnancé, encadré d'espaces "de respiration", d'allées piétonnières et de "support de déplacements doux" comme la piste cyclable. C'est l'écrin idéal, parce qu'entièrement vierge, pour positionner l'entrée d'un bâtiment, à la fois mémorial et doté des dernières technologies.

C'est donc une vision nouvelle, inédite qui est proposée. Elle trouve d'autant plus sa rationalité par la convergence de tous les flux d'entrée de ville. Ainsi les liaisons viaires directes vers Balaruc, La Peyrade, Frontignan et la gare de Sète, appuyée par un réseau de
transport en commun, font du conservatoire un centre et un point de repère dans la vie culturelle de Sète mais aussi au sein de l'agglomération.

Le programme est découpé en trois entités réunies mais distinctes : le pôle administratif, le conservatoire et son auditorium qui constitue le troisième pôle puisque la situation de ce dernier lui permet d'avoir un fonctionnement totalement autonome.

Le nœud d'accès est l'atrium qui, selon la conception antique, est le lieu de toutes les entrées sous les bons auspices du ciel à découvert. Il est tout de même protégé des vents du nord par un sas et de la pluie par un préau.
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Le pôle administratif, comprenant les parties mutualisées, constitue une entité en relation directe avec le préau. Le positionnement de l'espace de sécurité et surtout des bureaux en RDC permettent la surveillance des entrées et sorties. A l'étage ce pôle est en relation avec la régie et les espaces techniques de l'auditorium.

Dans la continuation de la façade Nord se trouve l'auditorium, une salle dont la vocation est l'écoute d'œuvres musicales, de l'interprète soliste à la formation chorale ou orchestrale et de certaines musiques amplifiées assistées ou non par ordinateur. Une salle construite de manière à optimiser la qualité du son qui est censé la parcourir. De manière annexe, elle doit permettre aussi les auditions théâtrales et la projection.

L'auditorium accueille 400 places et il est conçu avec ses gradins. Les trois premières rangées de spectateurs sont situées "en fosse". Ainsi, un plan horizontal salle/scène sans rampe handicapée est réalisé de telle sorte que les sons directs ne soient pas absorbés par le public. Le même principe permet aussi d’assurer la bonne visibilité.  

Le volume de la salle est de 4000m3, ce qui permet d'atteindre un temps de réverbération de 2s après correction acoustique.

La surface du plateau est variable. Dans des cas très particuliers, si l'on recouvre la fosse du public elle peut atteindre 225m2. En partition orchestrale classique, elle est de 155m2. Ces dimensions peuvent être réduites dans le cas de formations chambristes ou l'écoute d'instrument solo par des moyens très simples comme la mise en place de rideaux et de paravents acoustiques déployables. Les mêmes paravents peuvent permettre de gérer des systèmes de coulisses sans avoir recours à des techniciens hautement qualifiés.

L'idée maîtresse est de proposer des systèmes performants qui puissent être gérés sans grande difficulté sur la base de conduites préprogrammées en fonction de la puissance et du type d'émission sonore.

La régie est immergée dans la salle au plus près du son. Elle est aussi prévue pour être "volante" dans certains cas comme, par exemple, pour réaliser des enregistrements.
L'auditorium est posé sur un écrin de bois : gradin, circulation, scène, plancher. Les murs diffuseurs longitudinaux et de fond de salle se déplient, pour réverbérer le son, les réflecteurs, taches impressionnistes, ponctuent plafond et le fond de scène est composé d'éléments à absorption variables.

Une salle donc à l'acoustique irréprochable et à la technologie de son temps où l'on pourra lire sa partition sur son Ipad.

Le Conservatoire quant à lui s'élève de l'autre côté de la rue intérieure.

Outre par les façades, la lumière est captée par deux patios de forme carrée de 105m2 chacun. Ils s'élèvent sur deux niveaux desservis par escaliers et ascenseurs. A l'étage, les volumes sont libérés jusqu'en sous-face des toitures. 
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La salle d'exposition est en position ouverte, accessible directement depuis l'Atrium via la rue intérieure et aux portes de la liaison potentielle avec le Miam.

Les fonctionnalités premières des salles du Conservatoire sont l’isolation phonique, l'acoustique et la luminosité. Murs et plafonds sont travaillés par deux systèmes, l'isolation phonique et les correcteurs de son à adapter en fonction des pupitres et des pratiques. La qualité et quantité de lumière est donnée par les façades vitrées toute hauteur.

L'incidence à l'est et au sud est tempérée par des brise-soleil.

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Le point sur les étapes du chantier…

La déconstruction des anciens bâtiments est aujourd’hui terminée. Il ne s’agissait pas de démolir aveuglément mais de récupérer tout ce qui est modénatures (moulures et reliefs de surface), chaînages verticaux, chaînes d’encoignure, qui servaient de structure aux bâtiments, ainsi que les tuiles de couverture.

Le confortement des sols est également achevé. Les chais des Moulins, comme la totalité de ce qui a été construit sur cet espace de terrain, ont été édifiés sur un remblai instable. Il a donc fallu consolider l’ensemble de la surface par des inclusions rigides, avant de poser par-dessus un «matelas» de 30cm d’épaisseur. Cette couche est composée de matériaux de démolition concassés. Les fouilles en tranchées ont ensuite réalisées avant le lancement des fondations. Les murs d’enceinte viendront s’appuyer sur des semelles coulées dans ces tranchées.

Actuellement (mai 2017), se déroule la pose des réseaux d’arrivée d’eau potable et d’eaux usées, d’électricité et de ventilation qui seront recouverts par le dallage. L’élévation du rez-de-chaussée devrait être terminée fin juillet 2017. En août, l’élévation du 1er étage, son plancher, et les chaînages de pierre seront réalisés.

Le brise-soleil (lames de pierres prévues sur l’arrière du bâtiment pour protéger de la lumière et de la chaleur) sera mis en place ensuite. En résumé, le gros oeuvre avec modénatures de façade, fenêtres et brise-soleil sera terminé à l’automne.

Resteront la charpente métallique et la toiture à finaliser avant la fin de l’année et fin décembre, le clos et le couvert seront achevés afin de laisser la place au second oeuvre. L’objectif est de terminer au début de l’été 2018 pour une livraison du Conservatoire en septembre 2018.

Un chantier pas comme les autres

« On a commencé par la déconstruction des bâtiments. Je dis “déconstruction” et pas “démolition” parce que s’attaquer à un édifice comme celui-là n’a rien à voir avec ce que nous avons l’habitude de faire » précise Pierre Di Tucci, l’un des architectes du projet.

« Nous sommes dans une démarche de développement durable. Ce que cette déconstruction nous apprend, c’est que les bâtiments d’origine génèrent très peu de déchets et permettent de recycler facilement. Ce qui veut dire moins de gaspillage, moins de déchets et donc moins de transport. » 






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