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Montpellier


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Montpellier l Agora des Savoirs, une "nouvelle formule" pour la 9ème édition


Mercredi 27 septembre 2017, Sonia KERANGUEVEN, Adjointe au Maire de Montpellier, déléguée à la Culture et Nicole LIZA, Conseillère municipale déléguée aux Archives, au Livre et aux Littératures ont présenté la 9e édition de l'Agora des Savoirs, le rendez-vous incontournable des passionnés de science et de connaissance, qui débutera le mercredi 4 octobre 2017, en présence de Michel MIAILLE, Président du conseil scientifique de l'Agora des Savoirs.


Agora des Savoir
Agora des Savoir
Pour sa neuvième édition, l'Agora des Savoirs proposera quatre programmations qui vont se succéder tous les deux mois au lieu d'un seul programme.
"Avec cette nouvelle formule, nous souhaitons offrir à l'Agora des Savoirs, une nouvelle dynamique et renforcer encore le rôle qu'elle joue dans l'accès à la connaissance et la relation grand public-chercheurs. Je souhaite ainsi à tous les habitants de Montpellier et de la Métropole, une excellente saison 2017-2018". Philippe SAUREL, Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole.

Premier cycle en octobre – novembre 2017, une programmation axée sur « L’homme et la nature »

Les six conférences du premier cycle de la programmation

1. Le 11 octobre 2017, Valérie Chansigaud – Les Français et la nature. Pourquoi si peu d’amour ?
Les Français sont indifférents à la nature et à sa protection. Ce lieu commun est sans cesse réaffirmé depuis plus d’un siècle. Il est facile de répertorier de très nombreuses différences entre l’attitude des Français vis-à-vis de la nature et celle de leurs voisins germanophones et anglophones, dès lors que l’on parcourt l’histoire de la littérature, des sciences naturelles, de l’édition consacrée à la nature, de la chasse ou encore de la protection de l’environnement. La particularité française à l’égard de la nature doit être interrogée avec soin afin d’éviter les contresens.
Cette conférence adopte une démarche originale en contextualisant l’histoire du rapport à la nature tel que vécu en France et en explorant le rôle joué par l’urbanisation, la ruralité, la géographie de l’industrialisation, la place des élites, la valorisation de la culture scientifique, l’exigence démocratique et la représentation des citoyens, etc.
Cette approche permet alors de mieux comprendre la complexité de ces phénomènes et d’éviter les conclusions hâtives : la nature est certainement plus aimée et plus étudiée au Royaume-Uni ou en Allemagne qu’en France ; or, force est de constater que la biodiversité et les écosystèmes de ces pays ne sont pas en meilleur état que le nôtre.
Le livre : Les Français et la nature. Pourquoi si peu d’amour ? Actes Sud, 2017.

 2. Le 18 octobre 2017, Fabrice Mouthon – Le sourire de Prométhée : l’homme et la nature au Moyen Âge.
Pour qui s’intéresse à la société médiévale, la question écologique peut sembler secondaire au regard du rapport à Dieu, des formes de domination ou de l’organisation politique. Les sciences paléo-environnementales, l’archéologie moderne et les textes de l’époque suggèrent pourtant que leurs rapports à la nature sont bien l’une des grandes questions que se posent les hommes du Moyen Âge.
Remettant en cause le cliché d’une période de stagnation, livrée aux calamités naturelles, Fabrice Mouthon montre que ces rapports n’ont cessé d’évoluer. Si l’ouvrage couvre le millénaire médiéval, le cœur de l’enquête reste le grand développement des XIe , XIIe et XIIIe siècles, moment crucial de l’« invention de la nature », gardienne de la Création et de ses lois, et d’une prise de conscience écologique qui n’en a pas encore le nom.
Le livre : Le sourire de Prométhée : L’homme et la nature au Moyen Âge, La Découverte, 2017.

3. Le 8 novembre 2017, Serge Audier – La société écologique et ses ennemis. Pour une histoire alternative de l’émancipation.
Alors que monte la prise de conscience du péril environnemental, les obstacles à une véritable mutation écologique des sociétés contemporaines restent massifs et les modèles alternatifs peinent à s’imposer. Les traditions intellectuelles de la gauche semblent souvent impuissantes à apporter des réponses. Pire, n’ont-elles pas contribué, par leur culte des « forces productives », à l’impasse actuelle ?
Serge Audier exhume et reconstitue une pensée sociale de la nature et de l’émancipation, construite aux marges du « grand récit » socialiste et républicain.
De fait, cette tendance dissidente a été ignorée, marginalisée, voire combattue par les courants hégémoniques, qui ont souvent vu dans l’écologie un conservatisme traditionaliste ou un romantisme réactionnaire… Si les « ennemis » de la « société écologique » se trouvent bien entendu du côté des forces du capitalisme, il serait faux et dangereux d’oublier qu’ils font aussi partie de l’histoire même de la gauche et du socialisme dans ses orientations majoritaires, encore prégnantes.
Le livre : La société écologique et ses ennemis : pour une histoire alternative de l’émancipation, La Découverte, 2017.

4. Le 15 novembre 2017, Françoise Frontisi-Ducroux – Arbres filles et garçons fleurs. Métamorphoses érotiques dans les mythes grecs.
Pourquoi, dans les mythes grecs de métamorphoses végétales, les jeunes filles sont-elles transformées en arbres, tandis que les garçons donnent en mourant naissance à de jolies fleurs ?
Cette question est d’abord déterminée par la langue française, qui veut que la fleur soit un nom féminin et que l’arbre soit masculin. L’étonnement est peut-être moins grand pour un Italien habitué à penser les fleurs au masculin. Et que dire des langues qui prudemment ont appel au neutre ? Mais chacun pense dans sa langue. De fait nos noms de fleur font alterner les deux genres. A côté de la rose, paradigme du féminin depuis rosa – rosam – rosae… combien de lis, de narcisses et de glaïeuls dans nos jardins ? De roses d’ailleurs (neutre en grec : rhodon) il ne sera pas question, non plus que de marguerites, ni en tant que fleurs ni en tant que filles. Et, si l’on creuse un peu, les « jeunes filles en fleurs » se révèlent plus garçonnières encore que dans le récit proustien. Françoise Frontisi-Ducroux raconte des mythes anciens où des jeunes gens, filles et garçons, exposés au désir amoureux des dieux, se transforment en plantes. Syrinx poursuivie par le dieu Pan devient une brassée de roseaux. Hyacinthe, malencontreusement frappée par le disque de son amant, Apollon, meurt en faisant naître une jacinthe. Daphné, Myrrha, Narcisse, Adonis et quelques autres connaissent un sort semblable où le tragique s’associe à l’érotique.
Le livre : Arbres filles et garçons fleurs. Métamorphoses érotiques dans les mythes grecs, Seuil, 2017.

5. Le 22 novembre 2017, Bruno Latour – Où atterrir ? Comment s’orienter en politique ? Cette conférence voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien – et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement : d’abord la « dérégulation » qui va donner au mot de « globalisation », un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.
L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’Etat national.
Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux.
Le livre : Où atterrir ? Comment s’orienter en politique, La Découverte, 2017.

6. Le 29 novembre 2017, Marc-André Selosse – Jamais seul. Ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et la civilisation.
Nous savons aujourd’hui que les microbes ne doivent plus seulement être associés aux maladies ou à la décomposition. Au contraire, ils jouent un rôle en tout point essentiel : tous les organismes vivants, végétaux ou animaux, dépendent intimement de microbes qui contribuent à leur nutrition, leur développement, leur immunité ou même leur comportement. Toujours pris dans un réseau d’interactions microbiennes, ces organismes ne sont donc… jamais seuls.
Détaillant d’abord de nombreuses symbioses qui associent microbes et plantes, Marc-André Selosse explore les propriétés nouvelles qui en émergent et modifient le fonctionnement de chaque partenaire. Il décrypte les extraordinaires adaptations symbiotiques des animaux, qu’ils soient terrestres ou sous-marins. Il décrit nos propres compagnons microbiens – le microbiote humain – et leurs contributions, omniprésentes et parfois inattendues. Enfin, il démontre le rôle des symbioses microbiennes au niveau des écosystèmes, de l’évolution de la vie, et des pratiques culturelles et alimentaires qui ont forgé les civilisations.
Le livre : Jamais seul : ces microbes qui construisent les plantes, les animaux et les civilisations, Actes Sud, 2017.

Informations pratiques

Les conférences de l’Agora des Savoirs se déroulent tous les mercredis soirs (hors vacances scolaires) de 20h à 22h, du 4 octobre 2017 au 16 mai 2018, au Centre Rabelais. Les conférences sont gratuites, sans possibilité de réservation et dans la limite des places disponibles.
Afin de s’adresser à un maximum de public, les conférences seront diffusées en direct sur Internet (Youtube : Agora des Savoirs) et à la radio (Divergence FM : fréquence 93.9 FM).

Centre Rabelais
29 boulevard Sarrail
Esplanade Charles-de-Gaulle
34000 Montpellier






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