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Montpellier | De nouvelles fouilles archéologiques ont été menées au Mikvé de Montpellier



Philippe Saurel au Mikvé médiéval de Montpellier © Frédéric Damerdji - Ville de Montpellier
Philippe Saurel au Mikvé médiéval de Montpellier © Frédéric Damerdji - Ville de Montpellier
DESTINATION CULTURE
DE NOUVELLES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES DU MIKVÉ CONFIRMENT LA PRÉSENCE D'UNE COMMUNAUTÉ JUIVE À MONTPELLIER À PARTIR DU XIIÈME SIÈCLE
 
L'immeuble 1 rue de la Barralerie, propriété de la Ville de Montpellier, est classé au titre des monuments historiques depuis le 5 mai 2004. Dès 1985, la Ville s'est intéressée à ce site en procédant à la restauration du Mikvé, bain rituel juif du XIIIème siècle. Ce site constitue un ensemble architectural exceptionnel en France et en Europe au vu des vestiges encore en place et ceux récemment découverts.

L’étude en cours complète les opérations déjà conduites sur le site de la Barralerie en 2000, 2009 et 2010. Elles ont pour objectif de faire un point précis sur la question de la présence juive, effective dès le milieu du XIIème siècle consécutivement à l’expulsion en 1140 des juifs d’Andalousie. La présence de cette population, saluée à cette époque par les plus grands penseurs, assura à la ville une grande renommée en raison de la philosophie qui était distillée, emprunte de tolérance et d’ouverture d’esprit. Après une longue période d’activité, la présence des juifs prit fin en 1306, au moment de l’expulsion du royaume de France imposée par Philippe le bel.

De premiers résultats de cette étude, vivement souhaitée par la Ville de Montpellier, en partenariat avec la DRAC, ont été présentés hier matin par Christian MARKIEWICZ, archéologue, membre associé au LA3M/Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée-CNRS-Université d’Aix-Marseille, en présence de Philippe SAUREL, Président de Montpellier Méditerranée Métropole, Maire de la Ville de Montpellier.

« Les fouilles archéologiques du Mikvé concourent, pas à pas, à porter à notre connaissance une part essentielle de l'histoire de la culture juive et du patrimoine de Montpellier.» Philippe SAUREL, Maire de la Ville de Montpellier et Président de Montpellier Méditerranée Métropole 

La présence de la communauté juive symbolisée par le bain rituel ou Mikvé

Cette présence de la communauté juive est symbolisée de belle manière par le bain rituel ou Mikvé, l’un des plus beaux et caractéristiques exemples conservés sans nul doute. Aménagement central au sein de la vie de la communautaire et du quartier juif, lui-même, le bain rituel constituait l’élément identitaire peut-être le plus important, avant même la synagogue mentionnée, pour sa part, la première fois en 1277. Cette importance du bain rituel dans la tradition juive s’accompagne de règles et de normes particulièrement strictes exigées pour atteindre une pureté parfaite et que garantit seulement une eau elle-même pure et naturelle. Par comparaison, l’espace dédié à la synagogue, lieu de prière, d’étude et de rencontre, n’exige aucune règle particulière, l’usage primant de loin sur la forme.

Le bain rituel ou Mikvé © Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée-CNRS-Université d’Aix-Marseille
Le bain rituel ou Mikvé © Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée-CNRS-Université d’Aix-Marseille
Un ensemble architectural hétérogène marqué par de profondes transformations 

Si le potentiel architectural est indéniable et témoigne de nombreuses transformations, le bilan, de par la fragmentation des constructions, incite à la prudence dans les interprétations et interdisent, hormis le Mikvé, de situer avec précision tel ou tel bâtiment .

La découverte énigmatique d’un bassin

C’est la découverte d’un bassin qui résume peut-être le mieux cette lecture. Attenant au Mikvé, et intégré sans conteste à l’espace rituel, cet aménagement reste énigmatique et les fonctions qui lui seraient attribuées en feraient un pédiluve, un bassin sanitaire dédié à l’hygiène corporelle ou à la cachérisation des objets, ou encore un pressoir à raisin. A peine achevé, cet aménagement devait connaître les affres d’un dépouillement systématique qui passa par la récupération des matériaux nobles (blocs taillés des parois et du pavement). Dans la foulée, le bassin fut comblé et livré à un programme de remembrement du quartier dont subsistent plusieurs maisons bourgeoises. 

Le bain rituel ou Mikvé © Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée-CNRS-Université d’Aix-Marseille
Le bain rituel ou Mikvé © Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée-CNRS-Université d’Aix-Marseille
Des preuves de la présence juive conservées sur le site

Selon un même processus, les différents sols en terre battue, ou encore un beau dallage découverts en fouilles, tout comme un puits connu de longue date devaient connaître une même destinée, après avoir été comblés ou recouverts de remblais lors de l’exhaussement des niveaux de circulation. Le témoignage le plus parlant concerne certainement la trappe d’accès au mikvé à partir de la voûte qui fut obturée avant d’être enfouie. Quoiqu’il en soit, et malgré ces observations qui pourraient prêter à relativiser la portée des informations, il est tout à fait clair et assuré que les contextes contemporains de la présence juive (entre les XII et début du XIVe siècle) sont conservés sur le site. Leur analyse participera à mieux comprendre l’organisation et l’utilisation des espaces, tout en éclairant d’une lumière nouvelle cette phase historique passionnante de Montpellier. 

CHIFFRES CLES ET ACTEURS DE L’OPERATION :

- Coût de l’opération : 120 000 € TTC : financement Ville de Montpellier (+ subventions demandées à la DRAC (30 000 € ) et à la Région Occitanie (9000 €) en cours d’obtention)
- Durée de l’opération : octobre 2016 à octobre 2017
- Maîtrise d’ouvrage : Ville de Montpellier, mission Grand Cœur
- Maîtrise d’œuvre : équipe pluridisciplinaire composée de Christian Markiewicz (archéologue, membre associé au LA3M), Architecture & Héritage (Renzo Wieder, architecte DEST), Brizot Masse ingénierie (bureau d’étude structure), Heike Hansen (archéo-topographe) et Nuages de points (Guy Rebière, relevés 3D)
- Entreprise pour les travaux d’accompagnement : DARVER
- CSPS : Qualiconsult
- DRAC : Henri Marchesi et Jean-louis Vayssettes (Service régional de l'archéologie et de la connaissance du patrimoine) et Thierry Dubessy (conservation régionale des monuments historiques)

Les fouilles archéologiques seront présentées et expliquées au public lors des prochaines journées européennes du patrimoine. 






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